Danemark Un week-end à Copenhague – part. 1

Après la Norvège, la Suède et la Finlande, on poursuit notre découverte des pays nordiques avec le Danemark et sa jolie capitale que nous avions hâtes de découvrir. Et puisque la ville se situe à deux pas (ou plutôt à un pont) de la Suède, on en a profité pour faire un saut dans la petite ville de Malmö et retrouver le doux accent suédois.

Copenhague (København en danois) nous fait autant penser à Stockholm — pour son ambiance, son architecture et son design très scandinave — qu’à Amsterdam avec ses milliers de vélos, ses nombreux cafés, ses maisons en briques et ses canaux. Ce qu’elles sont belles, propres et sereines ces grandes villes du nord, avec toujours cet air marin, ce look sportwear et décontracté, ces cafés/thés à emporter à chaque coin de rue, sa jolie monnaie et cette bienveillance omniprésente. Copenhague ne déroge pas à la règle et nous fait le même effet « waouh! » qu’Oslo et Stockholm. Peut-être même un peu plus. =)

La période où nous y sommes allé·e·s — fin février — était parfaite, il y avait très peu de touristes et les billets d’avion étaient d’un prix vraiment dérisoire (50€ l’aller-retour). Notre seul regret : il n’y avait pas de neige. On espérait découvrir la ville sous un léger petit manteau blanc mais pour avoir pas mal suivi la météo avant et après cette escapade, les flocons blancs ne voulaient vraiment pas se poser à Copenhague cet hiver là.

Sources : Wikimedia Commons

Le bien-être scandinave

Se balader dans Copenhague c’est un peu comme parcourir des boards « déco » sur Pinterest, tout est incroyablement beau et soigné jusqu’au moindre détail. Que ce soit des boutiques pour enfant, des librairies ou des petites épiceries fines, les vitrines sont magnifiques et nous invitent très fortement à visiter chacune d’elle. De même pour les cafés qui sont terriblement cosy, lumineux, avec une déco souvent très minimal dans des tons sobres et naturels, d’immenses parts de gâteaux tout aussi belles sur les présentoirs et des cafés joliment préparés.

Au Danemark, la culture du hygge semble appliqué vraiment partout dans leur quotidien, y compris dans les commerces et restaurations : il est important de se sentir bien quel que soit l’endroit où nous nous trouvons.

L’attention va jusqu’aux plats : on trouve un peu partout des plats végéta*iens et alternatives végétales (dans n’importe quel café vous pourrez choisir un lait végétal) et il est très souvent mentionné qu’en cas d’intolérance (lactose, gluten) ou allergie alimentaire, il ne faut pas hésiter à le mentionner. C’est tellement chouette de pouvoir boire ou manger (presque) n’importe où, peu importe son régime alimentaire, sans avoir l’impression d’être les enquiquineurs·ses de service.

On se rend compte que ce bien-être, cette bienveillance que les danois·es prennent soin d’appliquer nous rend vraiment serrein·ne et c’est, entre autre, ce qui fait de Copenhague une ville Ô combien merveilleuse. Ce n’est pas non plus pour rien que le Danemark est à la 2e place du classement du World Happiness Report, juste derrière la… Norvège !

Une ville photogénique

Durant ce week-end là j’ai voulu approfondir la street photography en captivant un peu plus la vie de Copenhague et de ses habitant·e·s au gré de nos balades. Comme souvent lors de ces courtes escapades, nous n’avons pas vraiment de plan de visite. Nous nous laissons guider par nos pas le premier jour, ce qui permet de s’imprégner de l’ambiance de la ville, se situer un peu mieux géographiquement et surtout faire quelques premiers repérages photographiques. Cela évite de shooter à tord et à travers les jours suivants.

Il y a des endroits, des villes, qui font que je n’arrive pas à être totalement à l’aise pour photographier dans la rue. Ce fût le cas pour Rome mais surtout Paris, où j’ai vécu 3 ans tout de même, la foule omniprésente y est sans doute pour quelque chose. Copenhague est à l’opposé, le bien-être et la tranquillité de la ville rendent les choses beaucoup plus simple et le plaisir et l’envie de photographier chaque recoin de la ville ne s’arrêtent jamais.

Voici donc la première partie de ces deux jours de balades dans la capitale danoise, l’ordre des photos respectant celui de nos pas.

La gare centrale

À peine debout, nous nous précipitons vers la Gare Centrale — située à deux pas de notre auberge de jeunesse — à la recherche d’un thé à emporter et de quelques bricoles à grignoter. Ce n’est pas ce qui manque dans une gare.
Grandiose et lumineuse, avec un mélange de briques, de bois et de métal, la magnifique Gare de Copenhague a été dessinée par Heinrich Wenck et inaugurée en 1911. L’endroit est particulièrement agréable malgré la foule qui piétine le joli sol.

Juste en face on retrouve les jardins de Tivoli, célèbre parc d’attraction qui a ouvert en 1843 et est actuellement l’un des plus anciens du Danemark. On y retrouve notamment de très anciennes montagnes russes, les Rutschebanen datant de 1914, qu’on aperçoit de l’extérieur à travers les clôtures.

Vélos et rues colorées

En se rapprochant du centre-ville on découvre de nombreuses rues multicolores et 1001 vélos posés partout dans les rues. On bave un peu devant tous ces beaux vélos bien équipés que l’on rêverait pouvoir s’offrir pour mieux circuler dans notre petite ville strasbourgeoise.

Copenhague a une vraie culture vélo où plus d’un·e habitant·e sur deux se déplace à la force de ses mollets au quotidien. La ville bénéficie de routes et d’infrastructures qui font rêver n’importe quel·le cycliste, dont une autoroute à vélo qui permet aux habitant·e·s de la banlieue de rejoindre Copenhague plus rapidement à vélo.

Les conflits piétons-cyclistes-automobilistes semblent moins propice puisque chacun a son emplacement bien délimité : les trottoirs sont larges, il y a une piste cyclable de chaque côté de la route (avec 2 voies, pratique pour doubler) et cette même route est particulièrement large surtout sur les grands boulevards. Bref, un vrai petit paradis du vélo.

Slotsholmen

L’île de Slotsholmen, qui signifie « l’île au château », est une petite île piétonne en plein centre de Copenhague et qui regroupe de nombreuses institutions — politiques et culturelles — importantes ; le palais de Christiansborg, le musée Thorvaldsen, la Børsen, la Bibliothèque Royale du Danemark ou encore les archives nationales.

Après avoir remonté la jolie Gammel Strand, malheureusement impossible à prendre en photo, la rue est en travaux afin d’accueillir une nouvelle station de métro, nous passons devant de nombreuses magnifiques façades, quelques églises et divers bâtiments administratifs.

Depuis la rue Ved Stranden nous apercevons l’ancienne Église de Nikolaj qui est devenu depuis le Centre d’art Contemporain Nikolaj. L’église a été construite vers 1200 et était une des plus anciennes de Copenhague. Elle fût entièrement détruite lors de l’incendie de 1795. En 1805 le lieu cessa d’être officiellement une église et connu depuis de nombreuses fonctions : caserne des pompiers, musée naval ou encore une bibliothèque publique avant de devenir le centre d’art contemporain actuel.

Quelques dizaines de mètres plus loin se trouve l’Église Holmens, construite en 1563 comme forge puis reconvertie en église luthérienne en 1619.

En poursuivant notre route en direction de Christianshavn nous passons devant la Børsen, la Bourse de Copenhague, qui est un immense et magnifique bâtiment construit entre 1619 et 1640. Celui-ci se reconnait facilement grâce à sa pointe où s’entrelacent quatre queues de dragons. On retrouve d’ailleurs cette tour sur les pièces de 20 couronnes éditées en 2003.

Christianshavn

Un pont plus tard, nous nous retrouvons sur l’île de Christianshavn, surnommé « la petite Amsterdam » avec ses nombreux canaux, ses péniches et ses voiliers. Le quartier, pourtant essentiellement résidentiel, accueil de nombreux·ses visiteurs·euses qui se ruent vers Christiana, une « ville libre » et autonome. Une autre petite ville dans une ville.

Au détour des rues on découvre quelques curiosités (cette licorne au-dessus d’une pharmacie), de jolis immeubles colorés (encore !), des canaux envahis de petits bateaux, des vélos (toujours et encore), des murs de briques, l’église de Notre-Sauveur — Vor Frelsers Kirke en dannois — et son carillon qui résonne dans le quartier toutes les heures de 8h à minuit et bien entendu ses nombreuses mouettes qui guettent la moindre nourriture que vous pouvez tenir dans vos mains.

Le quartier de Christianshavn est vraiment agréable, on le découvre sous un soleil qui accentue d’avantage les multiples couleurs de la ville. On en vient même à oublier que c’est l’hiver et qu’il fait froid.

Christiana

Occupée par des squatteurs·euses, l’ancienne caserne de Bådsmandsstræde devient Christiana en 1971 et se veut totalement indépendante (les habitants ont acheté une partie du quartier à l’État). La ville a son drapeau, sa propre monnaie, son hymne et ses propres règles et compte pas moins de 1000 habitant·e·s aujourd’hui.

Et comme dans n’importe quelle ville, Christiana a son jardin d’enfants, une boulangerie, un cinéma, un atelier de vélo, une imprimerie, tout un tas de petits commerces et d’artisans, des restaurants, de multiples bars, des salles de spectacles et même des égouts rénovés et agrandis par les habitant·e·s.

Visiter Christiana c’est un peu comme visiter un immense squat, on y retrouve clairement la culture du DIY et des revendications politiques plutôt anarchistes. On se balade entre des entrepôts, des commerces/restaurants, des ateliers d’artistes et les jolies maisons de ses habitant·e·s. Certaines sont même assez reculées, posées au bord de l’eau, loin du tumulte de la petite ville autonome.

Comme dans la plus part des squats et lieux alternatifs les photos sont interdites. Il faudra vous rendre à Copenhague pour découvrir par vous même ce lieu incroyable.

Voiliers et Opéra

Plus loin sur l’île se trouve l’Opéra de Copenhague qui fait face au palais d’Amalienborg. L’endroit est désert, nous croisons très peu de promeneurs·ses et pour une fois pas un seul vélo. Il n’y a pas forcément grand chose à voir dans le coin mais cela fait du bien de se retrouver un peu au calme, contemplant librement l’immense Opéra et le reste de la ville sur l’autre rive. D’ailleurs le célèbre canal Nyhavn est juste en face !

Nous rebroussons chemin, errant dans des petites rues ou le long d’un canal, savourant cette douce atmosphère de vacances et de bien-être. Nous finissons malgré nous et sans vraiment s’en rendre compte sur le très célèbre canal Nyhavn, ces petites maisons ultra colorées que vous voyez sur toutes les cartes postales de la ville. Le canal est vraiment beau et ses couleurs sont éblouissantes (ou ne serait-ce pas plutôt le soleil ?). L’endroit est bien évidemment très touristique mais cela reste supportable (je rappelle que nous sommes en hiver).

Nous préférons ne pas trop nous y attarder, on prendra notre temps le lendemain matin pour découvrir l’ensemble du canal.

À la tombée de la nuit nous découvrons le marché couvert de Torvehallerne et ses quelques 700 mètres carrés de gourmandises en tout genre (bon il y surtout beaucoup de viandes et de poissons…). On peut y déguster des en-cas sur le pouce ou se poser dans l’un des petits restos ou salon de thé. Au gré de notre balade les odeurs changent, les ambiances aussi. On y croise essentiellement des danois·es venu·e·s faire leurs courses pour le week-end. Et comme n’importe quel endroit à Copenhague, le lieu est particulièrement soigné, doté d’un design épuré mais attrayant.

C’est sur cette note gourmande que se termine l’article et notre première grosse journée dans la capitale danoise. La suite de cette escapade dans une deuxième partie. =)

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