Japon Premiers pas à Tokyo

Avant même que nous arrivions en Nouvelle-Zélande, nous savions déjà que notre prochaine étape serait le Japon. C’était incontestable. Peu importe la distance, le nombre d’heures de vol et l’argent qu’il faudra gagner — et économiser — en Nouvelle-Zélande.

Un vieux rêve d’adolescent vient de se réaliser. De nos premiers pas dans l’immense Tokyo jusqu’à notre (seule) randonnée sur la jolie petite île de Miyajima, nos yeux s’émerveillent et nos papilles se régalent. Entre traditions et modernités, on découvre ce qu’on avait pu s’imaginer jusqu’à présent à travers les films, les mangas, les jeux-vidéo et les romans. Se fondre pour de vrai dans cet univers qui n’était jusqu’alors qu’imaginaire pour nous.

Le Japon a quelque chose de fascinant, avec son un art de vivre et son esthétisme plus qu’inspirant. Chaque chose, chaque endroit, chaque scène valent un cliché. Des sublimes papeteries au temple le plus majestueux. De ces petites lanternes esthétiquement posées aux menus manuscrits collés sur les vitrines des restaurants.
On sent néanmoins la pression qui pèse sur la société, ce perfectionnisme à outrance qui caractérise le Japon. Ces (longues) phrases de bienvenue dites machinalement dès qu’on entre dans un commerce. Une tasse de thé toujours soigneusement remplie. Les feuilles mortes retirées une à une des stèles. Un coup de balai derrière chacun de nos pas.

Il y a aussi quelque chose de profondément attachant dans ce pays, pour sa culture, pour ses habitant·e·s — curieux·ses et bienveillant·e·s, pour la beauté de ses rues et de ses paysages. Un art de vivre fascinant où les traditions côtoient les gadgets les plus avancés. C’est un pays tellement attachant et passionnant qu’on avait déjà très envie de retourner au Japon alors qu’on venait tout juste d’arriver.

Rétrospective sur nos trois semaines en commençant par l’incroyable Tokyo où nous passons une bonne semaine. Ça peut paraître long, mais même en 7 jours nous n’avons vu qu’une infime partie de la capitale japonaise. Dès nos premiers instants, ce fut un coup de foudre immédiat pour cette ville que je considère aujourd’hui comme une de mes villes préférées et que j’ai envie d’explorer encore et encore, parce qu’il y a ce je-ne-sais-quoi d’attirant et d’attendrissant.

Quitter l’hiver de la douce et calme Nouvelle-Zélande pour se retrouver en plein été tropical et bouillonnant, sans transition, dans une des plus grosses villes au monde. Bienvenue à Tokyo ! Avec dix-huit heures de vol dans les pattes, ce n’est pas la fatigue ni la chaleur qui nous empêcheront de vadrouiller pour la première fois dans l’immense métropole nippone.

Nous déposons nos affaires dans le petit dortoir de l’auberge de jeunesse, ce n’est peut-être pas un ryokan, mais l’ambiance japonaise est bien là, avec une jolie salle commune faite de tatami et de panneaux coulissants, sans oublier l’indispensable bain de pieds.

Nous avançons dans la rue avec un sourire un peu béat, ne cessant de se répéter que nous sommes enfin au Japon, après des années de rêves, des mois de discussions et de préparations. On se sent un peu bête à s’émerveiller pour tout et n’importe quoi, mais après avoir passé 10 mois dans le même pays ça fait un bien fou de voir autre chose, d’entendre une nouvelle langue et découvrir une toute autre culture.

Nous passons notre première journée à cheval dans les quartiers de Sumida (où nous séjournons) et Asakusa où nous visitons pour la première fois les magnifiques temples et autres pagodes dissimulés ici et là. Une architecture totalement nouvelle à nos yeux dont nous admirons chacun des détails. Il y a les plus connus, où une flopée de touristes japonais·es se filment à tout-va, et puis il y a les petits discrets, cachés dans une rue étroite, entre deux immeubles, qu’on peut admirer plus longuement et plus calmement.

Les rues commerçantes foisonnent également, avec des souvenirs en tout genre que même les japonais·es s’arrachent. Des petits Totoro, des éventails, du thé, des biscuits japonais ou encore les incontournables Maneki-neko, ces petites figurines de chat porte-bonheur qui lève la patte, on s’arrête presque à chaque stand pour contempler l’ensemble des petits objets.

Puis quand vient la nuit, tout change. Les éclairages des restaurants et des boutiques, même fermés, donnent une toute autre allure à la ville. Tokyo devient un peu plus intime.

Akihabara

Dès le lendemain de notre arrivée, nous nous laissons emporter par la frénésie d’Akihabara, le quartier geek par excellence. Au-delà des temples, c’est un peu le Tokyo qui nous faisait rêver, se retrouver plonger au cœur de cette culture geek propre au Japon.

Tout est gigantesque, les centres commerciaux, les panneaux publicitaires, les Sega Center, les avenues qui débordent de cafés et boutiques en tout genre, chacun crachant sa musique à plein volume. Les jeunes japonais·es se baladent vêtu·e·s de leur plus belle couleur de cheveux, flamboyante, et de leur tenue inspirée des mangas et des jeux-vidéo, toutes plus originales les unes que les autres. On les voit grignoter des glaces à paillettes ou des beignets aux formes de Pokémon.

La foule est dense, chaque passage piéton est impressionnant tant il y a du monde et pourtant nous ne ressentons aucune oppression. C’est un peu ce qu’on redoutait au Japon, la foule, surtout quand tu viens d’un pays — la Nouvelle-Zélande — où il y a plus de moutons que d’habitant·e·s. Pas de bousculade, pas de stress, chacun·e respecte l’espace vital de chacun·e.

On se laisse tenter par quelques bornes d’arcades, dont une partie de Mario Kart, un peu comme des gosses.
Aux heures de pointe, l’ambiance monte d’un cran. Les japonais·es se bousculent pour se défouler sur l’une des nombreuses bornes d’arcades, peu importe l’âge. Les files d’attente derrière chaque jeu s’agrandissent, les étages à goodies sont pleins à craquer, iels sont nombreux·ses à essayer de gagner de nouvelles figures ou des peluches kawaï.

On est clairement au centre d’un paradis de la consommation où tout est mignon, mais dont l’utilité des objets mérite réflexion. Il y a même des ailes à papillon pour chat ! Si vous avez du mal à ne pas craquer, ce quartier risque bien de vider votre porte-feuille. Nous avons failli céder plus d’une fois, mais notre petit budget de voyageur nous a vite remis sur le droit chemin. Ce ne serait pas bien raisonnable d’alourdir nos sac à dos.

Shibuya

Lorsque la nuit commence à tomber, direction le quartier de Shibuya et son plus que célèbre passage piéton, le plus grand au monde. C’est un quartier clairement commerçant mais nous ne sommes pas là pour faire du shopping. J’avais déjà vu de nombreuses photos de ce quartier de nuit, il était évident que c’est le genre d’endroit à visiter dès la nuit tombée. Bingo ! Les dizaines d’écrans, les panneaux publicitaires et toutes ces restaurants nous font presque oublié qu’il fait sombre tant il y a de la lumière. En photo, il n’y a même pas besoin de pousser les ISO, c’est dire à tel point c’est illuminé !

On se croirait parfois dans une scène de Retour vers le Futur, avec ces grands écrans, cette musique et ces gens qui parlent dans un micro. Il ne manque plus que le requin qui sort de l’écran. Il y a quelque chose d’assez déroutant et fascinant à la fois. On ne connaît pas vraiment ça dans nos petites villes européennes, excepté Piccadilly Circus à Londres éventuellement. Tout est fait pour attirer nos yeux, c’est grand, c’est impressionnant. Il y a bien quelques touristes occidentaux, mais il y a surtout énormément de japonais·ses qui semblent se retrouver ici après leur journée de travail, les salary men comme on les appelle grouillent de partout. Tous et toutes avancent machinalement, leurs yeux rivés sur leur smartphone dernier cri.

Le joli monde de Ghibli

Si rien n’était vraiment prévu durant ce voyage, la visite des studios Ghibli était bien la seule chose d’organisée et réservée à l’avance. Pourtant, on a failli ne pas y aller ! Il faut savoir qu’il est assez difficile d’obtenir des billets pour le musée. Auparavant, on ne pouvait que les acheter directement à Tokyo, via des bornes disponibles dans les konbini Lawson et gérées par une agence de voyage, où tout est indiqué en japonais bien évidemment.
Mais depuis peu, il est possible de réserver en ligne via la même agence. Un certain nombre de billets sont mis en vente à partir de 10h (heure japonaise) le 10 de chaque mois, avec la possibilité de n’acheter que des billets pour le mois suivant.

Le jour des ouvertures, un glacial et magnifique 10 juillet en plein hiver néo-zélandais, alors que nous roulions dans les gorges non loin de Queenstown, une zone sans réseau, il fallait se rapprocher au plus vite d’une ville afin d’avoir la 4G. C’est aux abords de Cromwell que nous essayons tant bien que mal d’acquérir deux petits billets aux dates où nous serons à Tokyo. Une très longue demi-heure à pester contre nos smartphones, le réseau, le serveur qui ne cessait de planter, la plateforme de réservation et son ergonomie totalement absente, absolument pas mobile-friendly, le paiement qui ne passait pas, les places qui partaient en quelques secondes. Après quelques engueulades et des dizaines d’essais, les billets étaient enfin réservés et payés !

Mais notre combat ne s’arrêtera pas là. Deux jours avant le jour-J, nous nous rendons compte que nous n’avons pas les billets en PDF. On avait un peu oublié tout ça. On retourne sur le site afin de les télécharger, mais nous voilà bloqué·e·s puisqu’il faut saisir un mot de passe que nous ne connaissons pas. Impossible de se rappeler si nous avions saisi un mot de passe lors de la réservation. Ce bon vieux mot de passe semble irrécupérable et il n’est même pas possible d’en générer un nouveau. On cherche désespérément des solutions sur internet. On tombe sur de nombreux témoignages similaires, qui même après avoir tenter de contacter l’agence — qui n’est pas du tout réactive, n’ont jamais pu entrer… Oups.

Le Jour-J, nous décidons tout de même de traverser la ville pour se rendre au studio, en se disant que nous verrons bien. Qui ne tente rien n’a rien dit-on. Nous nous glissons dans la file d’attente sans trop d’espoir, avec pour unique preuve le mail de confirmation d’achat. Ô joie, Ô bonheur, même si le gentil monsieur ne comprend pas bien l’anglais, il récupère simplement un numéro présent dans une URL de l’e-mail et retrouve nos noms. Puis on nous donne les précieux billets d’entrée, ces petits bouts de pellicule extrait d’un film Ghibli. Nous ne réalisons pas trop !

L’univers Ghibli s’ouvre à nous, la jolie petite maison qui abrite tout ça nous plonge directement dans l’univers féerique et fantastique, avec des Totoro et des noiraudes un peu partout. Les photos à l’intérieur du studio sont interdites, mais peu importe, après tant de péripéties nous savourons d’avantage notre exploration et admirons chaque détail, chaque croquis, chaque aquarelle originale, chaque photo des lieux qui ont inspiré Hayao Miyazaki (on retrouve d’ailleurs un album photo de la ville de Colmar), chaque personnage, chaque figurine, chaque animation, chaque étagère de livres. Tout !
Il y a des reconstitutions de ses bureaux, mais aussi de certaines scènes et maisons des films. Au cours de la visite nous traversons une petite cuisine où chacun·e prendra soin de retirer ses chaussures, comme si on venait de pénétrer dans la maison de quelqu’un. Même les vitraux, qui sont à l’effigie des films Ghibli, sont magnifiques. Au dernier étage, nous envions les enfants qui escaladent sans méninge l’immense Chat-bus.

Le musée n’est pas très grand mais nous y avions tout de même passé près de trois heures en prenant notre temps pour regarder tous les dessins originaux, manger des frites et boire une bière spéciale Ghibli sur la terrasse, re-voir et re-re-voir cette incroyable animation au stroboscope avec les principaux personnages Ghibli ou encore découvrir pour la première fois un court-métrage inédit, diffusé uniquement ici. La visite se termine par l’incontournable boutique officielle, impossible de ne pas craquer pour quelques pins, cartes ou encore cette peluche de Chat-bus. Le seul petit défaut de ce musée est que toutes les explications sont en japonais uniquement, ce qui est parfois un peu frustrant. Mais raison de plus pour apprendre une nouvelle langue !

Quelques photos au smartphone, parce que je n’ai même pas pensé photographier l’extérieur du musée avec mon appareil photo

Après cette incroyable visite, qui nous aura fait le même effet que les studios Harry Potter à Londres, nous visitons un peu les alentours du musée, dans le quartier de Kichijoji, qui nous montre une toute autre facette de Tokyo. Nous sommes presque les seul·e·s touristes à arpenter ces petites rues commerçantes pleines de friperies et autres brocantes. C’est mignon et un peu plus calme, sans immense building autour de nous. La balade dans le parc nous fait rencontrer des magnifiques papillons et des corbeaux pas si timides que ça.

Shinjunku

À la fin de cette belle journée aux côtés de Totoro & co, nous décidons de nous replonger dans la réalité tokyoïte en passant la soirée dans un autre immense quartier agité, Shinjunku. Comme la veille, les lumières extravagantes nous éblouissent, les multiples sons agressent nos oreilles. C’est drôle et fatiguant à la fois. Je crois que le décalage entre notre visite de la journée et cette soudaine immersion dans l’agitation de la grande Tokyo nous dépasse un peu. Nous trouvons refuge dans un tout petit restaurant vegan caché au sous-sol d’une petite rue. Ça ne paie pas de mine, mais qu’est-ce que c’est bon et les deux propriétaires sont aux petits soins avec nous. On ne pouvait rêver mieux pour finir cette journée pleine d’émotions.

Des marchés au parc Ueno

Aujourd’hui encore, le ciel ne cesse d’être flamboyant au-dessus de nos têtes. La chaleur écrasante nous affaiblit dès lors que nous sortons de l’auberge. Nous partons à la découverte d’autres quartiers, avec l’impression de découvrir une autre ville à chaque fois. De ses immenses avenues électriques aux grands espaces verts peuplés de tortues, papillons et corbeaux, Tokyo ne cesse de nous fasciner. Mais la ville est tellement grande, et la chaleur si plombante, que nous visitons presque au ralenti. Après tout, nous ne sommes pas pressé·e·s par le temps.

Après quelques déambulations dans des marchés et rues commerçantes (dont j’ai oublié les noms, il y en a tellement…), nous trouvons refuge dans l’immense parc d’Ueno. Comme tout le monde, nous cherchons un peu de fraîcheur sous les ginkgos. Nous remplissons nos gourdes presque toutes les heures. Nous en profitons même pour se mouiller un peu le visage et les bras, mais c’est un geste presque inutile. Tout est sec en quelques secondes. Je crois que je n’avais encore jamais autant dégouliné de sueur sans rien faire. Après chaque (longue) pause, nous nous efforçons de visiter un peu ce que les alentours ont à nous offrir. Nous hésitons même à visiter un musée afin de profiter de la clim’, mais rien que l’idée de devoir traverser tout le parc nous décourage. Il fait un peu meilleur à proximité de l’eau, là où les tortues ont élue domicile, sous les feuilles de lotus. Cette étendue de lotus a quelque chose d’apaisant.

Les nuits sont chaudes mais bien plus respirables, c’est souvent à ce moment-là qu’on retrouve un peu plus de force pour de plus longues marches. On se perd du côté de la Tokyo Tower, la Tour Eiffel de Tokyo, et le quartier d’affaire. À ses pieds, un concert gratuit en plein air a lieu, organisé par l’université d’Art de Tokyo. Une bonne trentaine de musiciens et de musiciennes sont sur scène, jouant un mélange de noise et de free-jazz. La foule se laisse emporter par les rythmes saccadés et entraînants, on est assez étonné de voir autant de monde pour une musique qui n’est pas forcément très facile d’accès. Mais il est vrai que nous sommes au Japon, pays qui regorge de groupes comme Boris ou Melt-Banana, musique bien technique et barrée. Même dans les bars ou les boutiques on entend bien souvent ce type de musique. Nous qui étions en manque de concert, cet événement est une belle surprise.

Le petit paradis du livre et des origami

S’il y a bien un endroit que je voulais voir à Tokyo, c’est le quartier de Jinbocho. Quartier des bouquinistes, il y a quelques rues qui regorgent de libraires, de bouquinistes en tout genre (il y en a même un spécialisé dans les vieux magazines du monde entier) et de magnifiques papeteries. Il y en a pour tous les goûts, des livres aux magnifiques reliures à l’ancienne aux rayons infinis de manga. Évidemment, la très grande majorité des livres sont en japonais. On peut aussi y dénicher des papiers à lettre absolument magnifiques et des cartes postales en tout genre, réalisées par des artistes japonais·es.

Non loin de là se trouve aussi le centre Origami Kaikan dédié à l’art japonais du pliage papier, l’origami. Il y a des expositions, des ateliers et une boutique où vous pouvez vous procurer de nombreuses œuvres en origami, des livres et bien évidemment des papiers sublimes. Si nous ne voyagions pas en sac à dos, et s’il ne restait pas encore tant de semaines de voyage, je crois que je me serai ruinée dans cette boutique, comme dans tant d’autres boutiques de ce quartier.

Comme très souvent à Tokyo, nous tombons nez à nez avec un temple. Nous nous laissons aller, partant à la découverte de ce petit temple rouge flamboyant qui contraste à merveille avec son environnement.

 

Cosplay et chatons dans l’espace

On s’éloigne de ce petit cocon artistique et littéraire pour se replonger à nouveau dans la folie kawaï et l’excentrique pop culture japonaise. Takeshita Dori est un incontournable dans le quartier de Harajuku, le cœur de cette pop culture si propre au Japon. Les week-ends, les jeunes sortent leur plus beau cosplay et arpentent la rue de Takeshita au milieu des boutiques colorées, des marchants de glace où la file d’attente ne fait que s’agrandir et des cafés à thème les plus improbables. Encore une fois, on ne sait plus trop où regarder. Comme toutes les immenses rues commerçantes au Japon, ça déborde d’enseignes, de musique et de lumière. Il n’y a rien de reposant, ni pour nos yeux, ni pour nos oreilles. Dans ces endroits, le minimalisme est un autre monde, le monde d’Antan, celui qu’on ne voit aujourd’hui que dans les temples et les maisons à thé.

Il y a tant d’endroits, de quartiers que nous aurons voulu explorer, Kichijoji, Shimokitazawa, Chiyoda, la baie de Tokyo, les nombreux musées, les autres points de vue sur la ville, les alentours, le Mont Fuji, mais il faudra bien plus d’une vie pour découvrir chaque recoin de la capitale. Cette ville, c’est un plaisir photographique. C’est aussi un plaisir culinaire, même pour les vegans, une inspiration artistique incroyable et une autre façon de vivre qui nous questionne d’avantage. Jamais je n’aurai pensé me sentir si bien dans une ville si grande et si peuplée.

On sait que nous y retournerons, que ce soit dans le reste du Japon ou Tokyo. On a envie de passer du temps juste dans cette ville, continuer d’explorer chaque recoin. Mais pour l’instant nous ralentissons un peu nos voyages en avion. Il doit bien y avoir d’autres moyens pour se rendre au Japon. =)

Quelques infos pratiques

Hébergement

Khaosan World Ryogoku est une petite auberge dans le style japonais, l’accueil était bien au-delà de nos attentes et tout est absolument propre (comme partout au Japon). Nous avons bien aimé le quartier également, assez calme et pas si loin que ça à pieds de quelques quartiers touristiques (Asakusa ou la Tokyo Sky Tree notamment). C’est aussi bien desservi, avec train et métro à proximité. Bref, on y retournera !

Se déplacer dans Tokyo

La ville est extrêmement grande, même si on aime marcher (comme nous), le train ou le métro est indispensable. Nous avons opté pour un pass, le Tokyo Subway Day Ticket, qui permet d’emprunter en illimité les réseaux de métro et le Tôei, pour 1, 2 ou 3 jours. Quand on voit les tarifs d’un trajet en métro, le pass est très vite rentable.
Nous avions opté pour le pass 3 jours, puis 2 jours. Pour nos 2 derniers jours à Tokyo à la fin du voyage, on avait notre JR Pass qui permet non pas de prendre le métro, mais les lignes de train qui circulent dans la ville (et il y en a pas mal).
Attention, ce pass ne se vend pas partout. Nous avons acheté le premier pass à l’aéroport et le deuxième pass dans une des stations de métro qui le propose.

Pour en savoir un peu plus sur ce pass, les tarifs et où l’acheter : www.tokyometro.jp/en/ticket/travel

Manger vegan à Tokyo

Si vous avez du réseau et que vous avez l’application Happy Cow sur votre téléphone, c’est plus ou moins facile. Sans ça, bon courage. Dans n’importe quel restaurant japonais, même si vous voyez un plat (l’avantage au Japon est qu’iels adorent les menus en image) qui s’apparente vegan ou même végétarien, il ne l’est pas vraiment. Il y a presque systématiquement du bouillon au poisson. Même dans les boulangeries, il peut y avoir certains produits qui semblent végétariens alors qu’en fait… c’est fourré à la viande ! J’en connais un qui s’est fait avoir plus d’une fois.
Voyager au Japon avec un régime strictement vegan, c’est une prise de tête sans nom. Ou alors, il faudra cuisiner par vous-même et avoir toujours de quoi grignoter dans votre sac. Nous avions choisi d’être un peu plus flexible sur notre régime et s’estimer heureux·ses quand on trouvait quelque chose de végétarien. Je consacrerai un article sur le végéta*isme au Japon prochainement. =)

Communiquer

L’anglais n’est pas trop parlé au Japon mais vous n’aurez aucun problème pour vous déplacer à Tokyo (ou même dans le reste du pays), il y a bien souvent des traductions en anglais, que ce soit dans le métro, la gare ou dans les principaux lieux touristiques. Pour communiquer un peu plus facilement avec les locaux et se faire comprendre, les applications de traduction sont bien utiles. Si vous souhaitez acheter un billet de train, inscrivez simplement le nom de la destination sur un bout de papier ou sur votre téléphone.
Dans la majorité des cas, que ce soit le nom des rues, des villes ou les stations dans les transports en commun, c’est écrit en kanji et en lettres latines. C’est en se rendant dans un pays comme le Japon qu’on comprend également toute la force des pictogrammes, qui restent compréhensibles par presque n’importe qui, n’importe où dans le monde.


À très vite pour d’autres aventures japonaises !

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